Le 27 décembre 2007, au cours d'une soirée glauque passée en solitaire dans mon ancien appart, j'ai écrit et composé "It's You", un des morceaux qu'on joue en live. Le titre peut paraître assez
simple, mais le pourquoi du titre se trouve dans la vidéo ci-dessous, à regarder (et écouter) en entier:
Les "it's you" à répétition de Jeff dans "Mojo Pin" m'ont marqué, m'apparaissant comme la plus puissante des déclarations d'amour dans le monde de la musique. Et donc ça m'est resté. Et donc je l'ai repris "à mon compte", mais en développant l'idée, sans partir dans les directions prises par le prodige Buckley.
In the fog of my dreams
I can see her
When she moves, i swear She beams
She is nicer
Than anything
That has a creator
I love her
I want to sleep
Forever
I want to keep
Her smile before my eyes
I would like to follow
And gaze at her shadow
The glitter/little* girl i've found
Doesn't live on the ground
She is floating/living* in my dreams
In clouds of steams
In my dreams
Clouds of steams
She's caught me in her stream
Protects me in her sweet cream
Do you want to know her name?
You know her
It's You.
It's You.
You.
You.
It's You.
(*version alternative)
I can see her
When she moves, i swear She beams
She is nicer
Than anything
That has a creator
I love her
I want to sleep
Forever
I want to keep
Her smile before my eyes
I would like to follow
And gaze at her shadow
The glitter/little* girl i've found
Doesn't live on the ground
She is floating/living* in my dreams
In clouds of steams
In my dreams
Clouds of steams
She's caught me in her stream
Protects me in her sweet cream
Do you want to know her name?
You know her
It's You.
It's You.
You.
You.
It's You.
(*version alternative)
La version de Fake Memories est assez tendre et légère, outre les pleurnicheries spontanées laissées au mixage final. Comme pour toutes les prises voix de Floating Wood, j'avais
enregistré les voix de Fake Memories dans ma voiture, de nuit, avec mon ordinateur portable sur le siège du passager avant. Au cours de cette nuit d'enregistrement (vers la mi-janvier
2008), une fois arrivé à la fin du texte, j'ai craqué. C'était une période de ma vie assez difficile à gérer, et, dans un souci de crédibilité sincère, j'avais ouvert des portes, et tout était
ressorti. Je n'avais pas pu éteindre l'enregistrement parce que j'ai la particularité d'avoir des larmes qui me brûlent les yeux. Coincé entre mon siège et mon volant, aveuglé et sanglotant, j'ai
finalement laissé tourner l'enregistrement. Pour me souvenir, avec une nostalgie rancunière, de cette époque, j'ai décidé de laisser les sanglots à la fin. Et puis je me suis dit que d'un point
de vue purement provoc', ça pouvait choquer et mettre mal à l'aise. Et moi, j'aime bien mettre mal à l'aise avec des choses purement humaines et naturelles (pipi, caca, vomi, et pleurs,
donc).
Une fois mixée et intégrée dans Fake Memories, elle a été soumise au public. Vu qu'elle plaisait bien à Loïc (et à d'autres), on s'est dit qu'on la jouerait en concert. Au début, je ne savais pas où placer ma voix. Dans le mp3 il y a 2 voix, et j'avais pendant un temps opté pour l'octave supérieure. Mais, sur les conseils avisés de Loïc, j'ai fini par choisir l'autre voix. Au fur et à mesure qu'on la joue, c'est une chanson qui évolue. C'est le morceau qui a changé le plus depuis un an, et il continue encore d'évoluer.
La principale différence avec la version de Fake Memories, c'est la fin. Ayant fait muter le morceau en quelque chose de plus électrique, la fin ne pouvait être la même que le mp3 qui, malgré la présence de guitares électriques, avait des allures de morceau FOLK (dans sa philosophie). J'avais fait une bonne trouvaille mélodique, et Loïc maîtrisait l'arpège. Le rendu était satisfaisant comparé à la version album un peu "cheap", mais pas du tout suffisant pour combler nos ambitions. On a donc continué de réfléchir.
En décembre 2008, pour notre deuxième concert au Tost d'An Dud (le meilleur bar de Lopérec!), vu que j'avais un trop plein d'énergie, j'ai tenté une prise de risque en prenant le SI de la reprise (à 4'08 dans la vidéo ci-dessus) non plus en voix de tête, trop molle et pas maîtrisée au cours de la prestation de l'été 2008, mais en voix de gorge (à 0'08 dans la vidéo ci-dessous). Pourquoi vouloir à tout prix cette note en voix de gorge? Parce qu'atteindre mes notes ultimes est le seul moyen que j'ai d'évacuer ma nervosité qui ne sort jamais en d'autres circonstances. Et j'ai donc besoin de me purger totalement de cette nervosité par ce moyen-là, aller à 100%. Ce n'est pas de la frime, c'est de la thérapie.
Débordé par cette énergie, je l'ai exteriorisée, consumée sans trop de maîtrise. J'ai donc travaillé hyper dur (comme toujours... ah si j'avais travaillé autant pour la fac!..) pour un meilleur résultat, une plus grande assise puisqu'il fallait à la fois le souffle et la résistance musculaire au niveau des cordes vocales. Ce minichallenge était "rigolo" puisque je savais que si j'atteignais le but, enfin, je savais que quand j'atteindrais ce but, j'aurais attrapé la note la plus haute de Thom Yorke. En effet, au cours de sa carrière, il n'a jamais dépassé ce SI en voix de gorge et, d'ailleurs, il n'est pas très fan des notes dépassant le DO aigu (appelé aussi C5), même en voix de tête (il laisse ça à Matthew Bellamy). Dans "You", Thom, dès les balbutiements de sa carrière, atteignait avec plus ou moins de facilité (selon les jours, parfois il ne le tentait carrément pas du tout) un SI aigu (à 1'49 dans la vidéo ci-dessous).
Ca peut sembler pathétique de vouloir "égaler" un tel type, mais c'est en se donnant les moyens d'arriver à ses buts qu'on y arrive. Ceux qui ricanent et ceux qui ont fait le deuil de leur niveau de débutant, tant pis pour eux, leur aigreur ne m'intéresse pas. C'est en se comparant avec lucidité à des bons qu'on progresse. Si on se compare à des médiocres, en plus de freiner (voire stopper) sa progression, on a le risque de prendre la grosse tête. Se sentir "meilleur" qu'une star, c'est pas bon pour les chevilles. Se comparer à des dieux vivants, c'est sain quand on est sûr, avec modestie, d'arriver un jour à leur niveau. Ca prendra le temps qu'il faudra, la foi rend tout possible. Ceux qui pensent que je suis présomptueux ignorent 3 points cruciaux:
-ils ignorent d'où je suis parti
-ils ignorent depuis quand je travaille et comment je travaille
-ils ignorent ce que je veux et l'obstination qu'est la mienne
Et puis, petite question: Pourquoi vouloir me critiquer, me mettre des bâtons dans les roues? Je suis dans une démarche de progression de ma voix, en quoi cela dérange-t-il des gens? Je ne dis pas que je suis arrivé et que je suis bon, car je me compare à des gens qui me dépassent de loin, afin de progresser plus vite en étant plus exigent avec moi. Par chance, je n'ai pas que des critiques, mais aussi des soutiens, et pas uniquement démagogiques, des vrais soutiens de gens qui ont confiance en moi.
Pour en revenir à "It's You", aujourd'hui, on en est à explorer les différentes solutions de mélodies guitaristiques à inclure dans le "boulevard" de la partie finale, aire de jeu propice à des solos un peu improvisés, ou pas. Je songe également à l'éventualité d'improvisation vocale. Pour le concert prévu à la Carène le 28 mai prochain, on veut conclure en beauté avec un "It's You" final qui doit rester dans la tête des gens. Au dernier concert, aux Pétarades de Brest, on l'a joué.
Ci-dessous, j'ai mis la vidéo filmée par Suzanne avec son appareil photo numérique (dans le mauvais sens, dis donc!). Je ne sais pas ce qu'ont les gens avec la fin de la chanson, mais, une fois encore, on a droit à une vidéo de la fin du morceau (comme lors du concert au Tost d'An Dud), à partir du 2ème refrain et jusqu'au bout. Outre un léger foirage à 1'49, on peut noter une évolution assez honnête depuis le live de Lopérec d'août et décembre 2008.
La qualité du son est toute pourrie, mais ça permet de se faire une idée de comment ça sonnait. Mon son de guitare est moyennement immonde, on entend peu Loïc, presque pas Camille, on dirait que Tanguy a une basse en carton (et Angela n'était exceptionnellement pas là ce jour-là). Il paraît qu'on pourra demander à filmer un morceau en entier quand on jouera à la Carène... Le choix est déjà fait.
Pour info, le SI et le LA que je fais sont en voix de gorge, et le glissendo vers le RE-DO dièse (eux, en voix de tête) se fait en voix
mixte. J'ai fait beaucoup de recherches sur le sujet puisqu'après les enregistrements intensifs de la voix pour Floating Wood, j'ai trouvé plein de nouveautés dans ma gorge sans
toujours comprendre ce qui s'y passait. C'est très très bizarre car je ne sais pas où je vais, mais j'y vais en tout cas... c'est l'aventure du nawak [smiley avec une seule dent].
Publié dans : Blue Chill, les dessous
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Jeudi 30 avril 2009
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30
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/2009
05:22
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